Quelles perspectives géographiques pour le mouvement international des pêcheurs artisans ?

Abstract

L’article s’inscrit en référence d’un article d’Alain Le Sann publié en 2001 dans un ancien numéro des Cahiers Nantais et dans lequel l’auteur relate « la naissance difficile d’un mouvement international des pêcheurs artisans ». L’objectif de cette contribution consiste à présenter ce qu’est devenue cette contestation de pêcheurs artisans en ce début de millénaire, en brossant tout d’abord un rapide historique des principales recompositions spatiales de ces huit dernières années. Puis nous nous attarderons par la suite quelques instants sur l’année charnière 2008 pour montrer les dynamiques spatiales contradictoires que traverse ce mouvement protestataire halieutique.

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Mots-clés

pêche artisanale, pêche à petite échelle, fishworkers, FAO, ICSF

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Contrairement aux contributions précédentes parues dans cette rubrique « mise en perspective », qui chacune à leur façon mettent en perspective les terrains privilégiés de deux géographes nantais, notre propos s’inscrit dans la continuité d’un ancien article d’Alain Le Sann publié en 2001 lors d’une édition antérieure des Cahiers Nantais (no 55-56). Dans ce numéro en hommage à Jean Chaussade, A. Le Sann (2001) y évoque la genèse laborieuse d’un « mouvement international des pêcheurs artisans », retraçant « de Rome à Loctudy » ses grandes étapes de structuration à travers à la fois l’éclosion de nouveaux acteurs (ICSF, WFF, CAPE, Collectif P&D)1, de nouveaux concepts (fishworkers, small scale fisheries, coastal communities)2 ainsi que de l’émergence « des initiatives du Sud » et des enjeux européens… Autrement dit des conditions préalables de son unité jusqu’aux raisons de son échec et de sa nécessaire reconstruction…

À partir ce constat, nous souhaitons présenter le parcours géographique de « ce mouvement contestataire propre à l’halieutique3 » (Noel, 2004) en nous interrogeant principalement sur les diverses perspectives que celui-ci a suivi au cours de ses huit dernières années d’existence, depuis la « scission programmée » de Loctudy en octobre 2000 (Le Sann, op. cit.) donnant naissance à deux Forums mondiaux de pêcheurs artisans, jusqu’à la tenue de la « Conférence globale sur la pêche artisanale » récemment orchestrée par la FAO4 à Bangkok et réunissant à nouveau les deux structures dans des dynamiques spatiales contradictoires, révélatrices des difficultés que traverse ce mouvement protestataire.

1. Les recompositions spatiales du mouvement international halieutique

Au lendemain de la scission en terre bigoudène (Loctudy, octobre 2000), l’Assemblée constituante du mouvement international des pêcheurs artisans débouche « sur la création de deux Forums, aux statuts quasiment identiques, l’un [le World forum of fishworkers (WFF)] regroupant l’Europe et l’ensemble de l’Amérique, l’autre [le World forum of fisherpeople (WFFP)5], les organisations d’Asie, d’Afrique et les Maories de Nouvelle-Zélande » (Le Sann, op. cit.). Depuis, ces deux Forums « ont vécu deux histoires sensiblement différentes, malgré le parallélisme apparent de leur fonctionnement » (Chever, 2009). En effet, d’un point de vue strictement interne aux organisations, le WFF ne tient qu’une seule Assemblée générale en 2004 à Lisbonne au cours de ces huit années écoulées (Daniel-Ramananarivo, 2004) tandis que le WFFP se montre lui plus prolifique en multipliant les initiatives de rencontre et d’échanges : AG quasi-annuelle, co-organisations d’ateliers régionaux, etc (site internet du WFFP). En outre, passé l’élan de solidarité et générosité post-tsunami en 2005, R-P. Chever (op. cit.) constate le « peu de contacts rétablis entre les deux Forums » au cours de cette petite décennie. Néanmoins, plusieurs options sont envisagées par les militants pour tenter de ressouder les liens quelque peu distendus entre organisations professionnelles du Nord et du Sud. Ces perspectives de reconstruction d’une certaine unité dans la défense de la cause halieutique artisanale se traduisent par des recompositions spatiales qui jalonnent les huit dernières années du mouvement selon deux niveaux d’échelle principaux.

D’un côté, certains contestataires halieutiques militent pour une inscription de la cause halieutique artisanale dans une dynamique de réseaux transversaux, « ne serait-ce que pour faire connaître leurs difficultés et partager leurs initiatives » (Daniel-Ramananarivo, op. cit.) mais aussi pour recevoir des interpellations d’autres catégories d’acteurs de la société civile (consommateurs, paysans, environnementalistes) en rejoignant leurs luttes sur des thèmes plus vastes qui permettent d’échapper aux risques d’enfermement corporatiste et de marginalisation : défense de la biodiversité, souveraineté alimentaire, etc. C’est ainsi que certains délégués issus des deux Forums se côtoient lors de grandes manifestations internationales (Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg en 2002 ; Forum social mondial de Mumbaï en 2004 ou de Porto Alegre en 2005 ; Forum mondial sur la souveraineté alimentaire de Nyéléni en 2007, etc.). à ce titre, le WFF salue lors de son AG de 2004 « tous les mouvements nationaux et internationaux engagés dans la lutte pour un monde plus humain, solidaire et juste, et engage l’action frontale de la pêche artisanale pour qu’UN AUTRE MONDE SOIT POSSIBLE » (ibid.).

D’un autre côté, certains participants privilégient un ancrage plus local du mouvement en souhaitant retravailler ses fondations à partir de la base avec les professionnels du secteur, ce que résume à sa manière François Bellec (2001) : « soyons réalistes, 99 % des pêcheurs et travailleurs de la pêche de la population mondiale n’ont aucun contact avec les organisations présentes à Loctudy [...] L’urgence est donc de les rejoindre et de chercher à les organiser ». Dans cette optique, certains organismes associatifs comme l’ICSF – ainsi que dans une moindre mesure et à un autre niveau d’échelle le Collectif P&D – jouent donc un rôle charnière majeur dans cette tentative de réconciliation. En effet, l’ICSF, en tant que « think tanks fortement impliqué dans la reconnaissance et la valorisation de la pêche à petite échelle » (Noel, 2009) poursuit ses activités « d’appui et d’échanges » (Le Sann, op. cit.), en continuant d’aménager des forums thématiques régionaux à destination des fishworkers et de leurs communautés côtières, principalement du Sud. Au cours des huit années écoulées, l’ONG a ainsi contribué à environ une quinzaine de manifestations portant aussi bien sur des problématiques de commercialisation des produits de la mer (Dakar en 2001) que sur des questions de genre et de condition féminine (Medan en 2004) ou de réhabilitation des communautés de pêche suite à l’après-tsunami (Chennai en 2006)… (cf. site internet de l’ICSF).

Ces stratégies complémentaires, qui contribuent irrémédiablement à promouvoir la cause de la pêche à petite échelle à travers le monde, sont amenées à s’intensifier et à s’entrecroiser au cours de ces dernières années pour finalement converger au cours de l’année 2008, une autre « année charnière » (Le Sann, op. cit.) dans l’histoire agitée de ce mouvement.

2. Quelles perspectives géographiques pour le mouvement halieutique après 2008 ?

Aux yeux de nombreux militants, l’année 2008 s’apparente à une autre « année charnière » dans l’histoire agitée du mouvement, car en mettant réellement en avant les « pêches à petite échelle » au niveau de l’assise mondiale, elle constitue ainsi « l’aboutissement de vingt-cinq années de réflexion et de lobbying pour imposer l’idée que l’avenir des pêches est dans l’artisanat » (Chever, op. cit.). Tout au long de cette année 2008, le principal objectif des organisations de fishworkers – et notamment celles membres du WFFP – consiste à préparer le plus efficacement possible la future Conférence globale de la FAO sur la pêche artisanale organisée à Bangkok en octobre 20086.

Dans cette optique de coordination de revendications communes de la pêche artisanale, son principal pourvoyeur, l’ICSF, organise une série d’ateliers régionaux préparatoires afin que les pêcheurs de petite échelle et leurs communautés puissent réfléchir et s’exprimer sur les conditions nécessaires à l’affirmation de leurs droits et la définition de leurs responsabilités en matière de gestion du littoral et des pêches. C’est ainsi que concrètement, un premier atelier régional est organisé à l’échelle du continent asiatique en mai 2007 dans la ville de Siem Reap (Cambodge), suivi d’un deuxième en juin 2008 chez les pêcheurs artisans africains regroupés pour l’occasion à Zanzibar (Tanzanie) avant qu’un dernier atelier ne prenne place à Punta de Tralca (Chili) en août 2008 sur le continent sud-américain (ICSF, 2008).

Suite à ces trois ateliers régionaux du Sud regroupant l’essentiel des militants des deux Forums, l’ICSF décide d’organiser une synthèse de ses réflexions autour d’un « atelier préparatoire de la société civile » quelques jours avant l’ouverture de la Conférence. Près d’une centaine de représentants et membres des deux Forums internationaux de pêcheurs issus de 38 pays à travers le monde y est conviée, le WFFP profitant de l’occasion pour y organiser son assemblée générale. L’objectif principal de cet atelier consiste à préparer chacun des thèmes abordés pendant la Conférence à venir, « de manière à parler d’une seule voix [et d’éviter] toute cacophonie devant les responsables de la FAO, de la Banque Mondiale et des gouvernements présents » (Chever, op. cit.) tout en s’assurant que les enjeux soulevés par les fishworkers et leurs communautés lors de ces rencontres régionales y soient clairement exposés. Autrement dit,

les participants aimeraient insister auprès de la FAO sur le fait que les pêcheurs artisans, hommes et femmes, les peuples indigènes, et les communautés de pêcheurs traditionnels sont des gens qui ont leur propre territoire, leur propre culture et leurs propres activités économiques basées sur des activités liées à la pêche, constituant la base de leur identité ainsi que de leurs moyens d’existence7 (ibid.).

Du 13 au 17 octobre 2008, près d’un quart de siècle après sa « Conférence mondiale sur l’aménagement et le développement des pêches » de 1984 à Rome, la FAO tient donc une nouvelle « Conférence mondiale sur la pêche artisanale » à Bangkok. Organisée avec le soutien de multiples partenaires institutionnels – des ONG spécialisées dans l’halieutique aux agences nationales de développement des pays anglo-saxons d’Europe du Nord –, cette conférence onusienne accueille plusieurs centaines de participants en provenance de 70 pays différents. En majorité originaires du continent asiatique, la moitié sont membres d’organisations de pêcheurs ou de soutien aux fishworkers (Chever, op. cit.). Cette présence effective des fishworkers traduit bien la volonté des organisateurs d’accorder lors de cette réunion une attention particulière à ces communautés de pêcheurs artisans, en raison notamment de leurs « conditions de travail et d’existence précaires et vulnérables du fait de l’incertitude des droits à la terre et aux ressources halieutiques, [de leur exclusion] aux grands processus du développement due à la faiblesse des structures organisationnelles, de la représentation et de la participation aux processus décisionnels » (site internet de la Conférence). Aussi la FAO leur reconnaît-elle une importance capitale et prioritaire à travers les trois thèmes principaux qui structurent les débats portant sur la nature des droits des artisans au sein de la filière : droits d’accès et d’usage aux ressources halieutiques (1), droits de valorisation post-captures ou après récolte (2) droits sociaux, économiques et de la personne (3), ainsi qu’une réflexion transversale sur la place des femmes dans ces thématiques.

Aussi, devant « l’hostilité instinctive » générale des fishworkers envers les différents outils de gestion actuelle du secteur (quotas individuels transférables, aires marines protégées, écolabels) – promulgués selon eux par « des groupes financiers et/ou environnementaux pour s’imposer de fait à leurs communautés » (ibid.) –, les orientations principales de cette conférence débouchent sur la nécessité pour la pêche artisanale de disposer au sein de la FAO d’un outil d’envergure planétaire doté de moyens financiers et humains, que cela passe par la création du sous-comité « pêche artisanale » au sein du Comité des pêches (COFI)8 ou bien encore par l’inscription d’un chapitre spécifique au « Code de conduite pour une pêche responsable » de 1995 (ibid.).

Néanmoins, certains militants halieutiques ne sont pas dupes quant aux difficultés auxquelles est confrontée cette Conférence globale afin de « parvenir à un ensemble de mesures cohérentes qui conviennent aux divers types de droits d’accès et d’usage en vigueur dans des pays et des pêcheries se trouvant à des niveaux de développement différents » (ICSF, 2008). Par ailleurs, comme le fait remarquer R-P. Chever (op. cit.), le comportement des deux Forums vis-à-vis des institutions présentes à cette manifestation demeure très différent et traduit des tensions à venir au sein de cette contestation. En effet, « pendant trois jours avant la conférence, le WFFP a fait un vrai travail d’organisation de représentants de pêcheurs ». Paradoxalement, le positionnement des représentants du WFF est lui beaucoup plus ambigu ; ces derniers ont semblé assister à cette Conférence de manière plutôt opportuniste sans véritablement partager les apports de l’atelier préparatoire, auquel ils n’ont d’ailleurs pas participé malgré l’insistance des organisateurs, et sans réellement montrer une volonté de renouer le dialogue avec son homologue du Sud. Ce qui fait s’interroger certains observateurs sur la structuration même de cet organisme, et notamment sur la relative désaffection des membres européens qui ont globalement brillé par leur absence à tous les niveaux (représentants des pêcheurs artisans, des pays membre de l’UE). « Aujourd’hui, le WFF ne serait-il plus qu’un Forum mondial américain (du sud et du nord) de pays exportateurs ? Pire encore, ne serait-il plus qu’un club de quelques personnes cherchant à occuper quelques postes clef ? » (ibid.).

La dernière session du COFI de la FAO qui s’est tenue début mars 2009 à Rome, ainsi que certaines restructurations « régionales » qui s’opèrent notamment à l’échelle européenne (cf. l’actuelle réforme de la Politique commune des pêches) nous fournissent en ce sens quelques renseignements précieux sur l’éventuel bouclage géographique que serait en passe d’opérer ce mouvement international de pêcheurs artisans…

Conclusion

Quels enseignements tirer de cette histoire saccadée du mouvement international halieutique depuis les années postérieures à sa scission ? Force est de constater que si celui-ci reste toujours d’actualité, il connaît en revanche, par l’intermédiaire de ces deux structures syndicales que forment les Forums, des recompositions spatiales pour le moins divergentes : en effet, au relatif dynamisme du WFFP semble répondre une certaine atonie du WFF, ce qui au premier abord peut sembler cohérent du fait que l’épicentre de cette contestation émane principalement des organisations asiatiques (Le Sann, op. cit.). En outre, les stratégies prises au cours de ces dernières années par ces deux Forums traduisent des orientations différentes, le WFFP étant encore plus proche (géographiquement et idéologiquement) de l’ICSF tandis que le WFF tend à s’en éloigner au profit d’autres partenaires (tels la Fondation Charles Léopold Mayer). Au final, les difficultés évoquées par A. Le Sann (op. cit.) dans son article de 2001 restent d’autant plus d’actualité : conception divergente de la pêche artisanale, culture d’organisations différentes…

Pour finir, nous souhaiterions également approfondir cette réflexion sur une autre perspective, plus extérieure au mouvement et d’essence plus conceptuelle, qui se cherche à montrer la « géographicité » (Lévy et Lussault, 2003)9 dont est porteur ce mouvement protestataire halieutique10. Une première piste chercherait, à la lumière des récents travaux réalisés dans le champ des sciences sociales, à envisager cette « Internationale halieutique » sous l’angle des « nouveaux mouvements contestataires à l’heure de la mondialisation » (Sommier, 2001), en particulier ceux se réclamant de la « planète altermondialiste » (Bonfiglioli et Budgen, 2006) afin d’apporter un éclairage géographique novateur sur les dimensions spatiales et territoriales de cette contestation (Ripoll, 2005 et 2008 ; Pech, 2006 ; Noel, 2004 et 2009). La seconde piste s’attacherait en retour à montrer comment cette « altermondialisation halieutique » interpelle la discipline géographique dans ses questionnements scientifiques, de la mondialisation au développement durable en passant par la géodiversité (Noel, 2004 et 2009).

1 Respectivement :- International Collective in Support of Fishworkers (Collectif international d’appui aux travailleurs de la pêche) basé à Chennai (

2 Respectivement « travailleurs du poisson », « pêche à petite échelle » et « communautés côtières »

3 Terme désignant tout ce qui a trait au champ de la pêche ou, par extension, à l’exploitation des ressources vivantes aquatiques

4 Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

5 WFFP : Forum mondial des peuples pêcheurs (http://www.wffpfishers.org)

6 « Sécurisation de la pêche artisanale durable : associer la pêche responsable au développement social ». Bangkok (Thaïlande), 13-17 octobre 2008.

7 Extrait de l’article 1.1 issue de la Déclaration promulguée à la clôture de l’atelier régional latino-américain de Punta de Tralca

8 Le COFI est un organe subsidiaire du Conseil de la FAO établi en 1965, sorte de forum intergouvernemental mondial dans lequel les grands problèmes

9 Le terme sert à désigner ici le « caractère géographique d’un phénomène » au sens large (Lévy et Lussault, 2003).

10 Cette problématique fait d’ailleurs l’objet d’une thèse en cours intitulée « Regard géographique sur l’altermondialisation. Le cas des activités

Bibliography

BONFIGLIOLI C., BUDGEN S., 2006. La planète altermondialiste. Paris, éditions Textuel, 253 p.

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DANIEL-RAMANANARIVO P., 2004. De Loctudy à Lisbonne. La lettre d’information trimestrielle du groupe Pêche & Développement, no 64, p. 1.

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PECH P., 2006. Altermondialisme : des espaces des altermondialistes à l’espace de l’altermondialisme, une autre forme de mondialisation ? Lefort  I., Moriniaux V. (dir.), La Mondialisation, Nantes, Éditions du Temps, p. 92-107.

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RIPOLL F., 2005. La dimension spatiale des mouvements sociaux. Essais sur la géographie et l’action collective dans la France contemporaine à partir des mouvements de « chômeurs » et « altermondialistes ». Caen, Université, thèse de doctorat, géographie, 741 p.

SOMMIER I., 2001. Les nouveaux mouvements contestataires à l’heure de la mondialisation. Paris Flammarion, 128 p.

Notes

1 Respectivement :
- International Collective in Support of Fishworkers (Collectif international d’appui aux travailleurs de la pêche) basé à Chennai (Inde) : http://icsf.net
- World Forum of Fishworkers (Forum mondial des pêcheurs et des travailleurs de la pêche)
- Coalition pour des Accords de Pêche Équitables basée à Bruxelles (Belgique) : http://www.cape-cffa.org
- Collectif Pêche et Développement basé à Lorient (France) : http://www.peche-dev.org

2 Respectivement « travailleurs du poisson », « pêche à petite échelle » et « communautés côtières »

3 Terme désignant tout ce qui a trait au champ de la pêche ou, par extension, à l’exploitation des ressources vivantes aquatiques

4 Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

5 WFFP : Forum mondial des peuples pêcheurs (http://www.wffpfishers.org)

6 « Sécurisation de la pêche artisanale durable : associer la pêche responsable au développement social ». Bangkok (Thaïlande), 13-17 octobre 2008. Disponible sur http://www.4ssf.org/fr/index.htm

7 Extrait de l’article 1.1 issue de la Déclaration promulguée à la clôture de l’atelier régional latino-américain de Punta de Tralca

8 Le COFI est un organe subsidiaire du Conseil de la FAO établi en 1965, sorte de forum intergouvernemental mondial dans lequel les grands problèmes aquatiques mondiaux sont examinés périodiquement en vue d’en sortir quelques recommandations. Actuellement le COFI se compose de deux sous-comités, l’un dédié au commerce international, l’autre à l’aquaculture.

9 Le terme sert à désigner ici le « caractère géographique d’un phénomène » au sens large (Lévy et Lussault, 2003).

10 Cette problématique fait d’ailleurs l’objet d’une thèse en cours intitulée « Regard géographique sur l’altermondialisation. Le cas des activités halieutiques (et aquacoles) » sous la direction du Pr. Jacques Guillaume (laboratoire Géolittomer, Université de Nantes).

References

Electronic reference

Julien Noel, « Quelles perspectives géographiques pour le mouvement international des pêcheurs artisans ? », Cahiers Nantais [Online], 2 | 2009, Online since 15 February 2021, connection on 05 December 2021. URL : http://cahiers-nantais.fr/index.php?id=787

Author

Julien Noel

Géographe, Université de Nantes, Géolittomer LETG UMR 6554-CNRS

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