Le secteur du Vallon des Garettes (Orvault) : un compromis entre ville, environnement et agriculture ?

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Cet article est la synthèse d'un travail réalisé par des étudiants de Licence 3 Géographie et Aménagement de l'IGARUN à partir de données recueillies lors de l'atelier terrain de l'option « Dynamiques agricoles et environnementales dans les campagnes » en mars 2021.

Présentation

Dans le prolongement du bourg d’Orvault, la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du Vallon des Garettes s’étend sur 57 hectares, dont 35 hectares constructibles. La réalisation de ce nouveau quartier, démarrée en 2009, répond au besoin de logements dans l’agglomération et renforce le dynamisme du bourg. Son principal atout est son aménagement durable dans le respect des qualités du site, dont un espace naturel central d’environ 7 hectares. La ville d’Orvault, qui a conservé de vastes espaces agricoles, se caractérise en effet par un environnement naturel de qualité, qui en fait un véritable « poumon vert » de l'agglomération. Il s’agira ici d’étudier les relations entre urbanisation, environnement et agriculture au sein de ce secteur et plus particulièrement de se demander s'il peut être définit comme un compromis entre les trois volets.

Face à une urbanisation grandissante et la perte de terres agricoles, cette zone comprend une variété d’espaces naturels ; forêts artificielles de pins, nature mise en scène et entretenue, friches et même une Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de type II. Les transitions d’un espace à l’autre se font de manière plus ou moins nettes comme en témoigne le transect (fig. 1).

Figure 1 - Délimitation de la zone d’étude et transect réalisé

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Par le biais du transect, l’objectif est d’étudier l’épaisseur de la zone de contact et l’articulation entre les espaces urbains, agricoles et naturels. Le transect commence à la ferme du Plessis-Buron bordée par un paysage agricole bocager destiné à l’exploitation agricole et se poursuit par des espaces ouverts au sein de zones bâties. Par exemple, la promenade de l’Europe est entourée de lotissements collectifs qui donnent vue sur une grande allée où la nature est mise en scène avec la pelouse tondue et les arbres plantés de façon rectiligne, formant ainsi un front interne. De même que le vallon, où l’espace vert à côté du chemin des Garettes montre une proximité entre l’urbain et la campagne ; la nature est plus spontanée mais reste entretenue pour la praticité des chemins. Il y a ensuite des haies bocagères, des friches et des terrains inondables non constructibles. Enfin, la ZNIEFF de type II protège la vallée du Cens qui offre des aménagements (bancs, poubelles, chemins, passerelles, panneaux, etc.) traduisant une intégration forte de l’espace à l’urbain.

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Des dynamiques entre l’urbain et le rural

Aujourd’hui, la commune d’Orvault connait de profondes transformations qui ne plaisent pas toujours aux habitants les plus anciens, comme en témoigne un entretien avec deux d’entre eux qui apprécient tout de même l’importante place laissée aux traces du passé sur le site, tel le chemin des Garettes.

La commune maitrise ses extensions urbaines afin d’éviter l’étalement urbain et les « coupures » écosystémiques ou agricoles à travers des projets urbains respectueux de l’environnement. Par exemple, la ZAC du Vallon des Garettes a été conçue sur le respect de normes environnementales strictes avec notamment des bâtiments à très basse consommation énergétique, mais aussi dans le respect paysager de l’environnement naturel avec des formes architecturales et des matériaux qui s’intègrent au paysage. Il y a aussi des aménagements ouverts sur l’environnement naturel direct par des percées paysagères offrant des vues sur les espaces agricoles et naturels. La place laissée à la nature (exemple des chênes centenaires) permet à la commune de préserver son identité historique tout en se développant pour répondre notamment à l’augmentation démographique.

Réciproquement, l’agriculture se tourne vers l’urbain de proximité. Pour ne pas être considérés comme une simple réserve foncière, les espaces agricoles périurbains ont vocation à se rendre visible, ce qui passe par la mise en place de circuits courts, de visites d’exploitations ou d’infrastructures agricoles. Ainsi, la ferme du Plessis Buron existe depuis plus de deux siècles et alimente les populations locales par le biais d'une vente directe revendiquée et renforcée depuis les années 1970.

Bibliography

Construire sa maison à Saint-Joseph dans la ZAC du Vallon des Garettes à Orvault, 2017. Cahier des prescriptions architecturales, urbaines et paysagères des maisons individuelles.

Croix N., 2009. Foncier et agriculture dans les communes périurbaines nantaises : 40 ans d’évolution à Orvault, Les Cahiers Nantais, pp. 91-100. https://cahiers-nantais.fr/index.php?id=740

Plaquette Vallon des Garettes, 2016.

PLUm de Nantes Métropole, 2019. https://metropole.nantes.fr/plum

Illustrations

Figure 1 - Délimitation de la zone d’étude et transect réalisé

Figure 1 - Délimitation de la zone d’étude et transect réalisé

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References

Electronic reference

Étienne GAUTIER, Mélissa HERBRETEAU, Natacha IGNERSKI, Laura NOULLEAU and Laureen THOMAS, « Le secteur du Vallon des Garettes (Orvault) : un compromis entre ville, environnement et agriculture ? », Cahiers Nantais [Online], 1 | 2021, Online since 17 January 2023, connection on 27 January 2023. URL : http://cahiers-nantais.fr/index.php?id=1672

Authors

Étienne GAUTIER

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Mélissa HERBRETEAU

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Natacha IGNERSKI

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Laura NOULLEAU

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Laureen THOMAS

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